Intégration des TIC et nouvelle pédagogie universitaire
Source : Bulletin SISTech, 22 juin 2006
Les bibliothèques ont-elles toujours une raison d’être à l’ère numérique ? Là est certainement une grande question. Avec les développements des technologies de l’information (TI) et l’avènement de services Internet et de moteurs de recherche hautement performants, dont le plus célèbre est certainement Google, c’est en effet hors des murs des bibliothèques que se réalise la grande majorité des recherches d’information. La question de la pertinence de leur existence même représente ainsi aujourd’hui le plus grand défi des bibliothèques.
C’est dans la foulée de travaux réalisés pour le Réseau informatisé des bibliothèques gouvernementales (RIBG) du Centre de services partagés du Québec que le CEFRIO s’est intéressé à cette question de l’avenir des bibliothèques. Au Québec comme ailleurs dans le monde, le contexte budgétaire des dernières années a en effet conduit plusieurs ministères et organismes à réduire les ressources consenties aux bibliothèques. L’arrivée d’Internet, et notamment des grands moteurs de recherche, a aussi joué un rôle dans ces décisions, plusieurs y voyant un succédané acceptable aux bibliothèques. Considérant ce contexte, il apparaissait essentiel pour le RIBG d’actualiser la planification stratégique de cette fonction au sein de l’administration publique québécoise. L’organisme a donc sollicité les services du CEFRIO pour réaliser les travaux préalables à la tenue d’un tel exercice.
Les constats
Si les développements des technologies et la popularité grandissante des moteurs de recherche ne provoqueront pas l’extinction des bibliothèques, ils conduiront par contre celles-ci à se transformer et à se montrer innovantes pour répondre aux besoins des utilisateurs par ailleurs de plus en plus technophiles. À l’instar des autres organisations qui doivent se montrer agiles pour survivre, les bibliothèques n’ont donc d’autres choix que de s’approprier les technologies. Dans la foulée de la gestion des connaissances et de la société du savoir, elles doivent ainsi devenir de véritables espaces d’apprentissage et de collaboration, bien au-delà de leur vocation initiale de « dépositaire d’information ».
Or, cette bibliothèque transformée a un nom, celui de « bibliothèque 2.0 » (B2 ou « library 2.0 »). Le concept de B2 est inspiré de celui du Web 2.0, qui réfère à l’utilisation d’outils Web orientés vers l’interaction entre les internautes (1). Bien que le concept ne fasse pas l’unanimité, il est clair que la redéfinition de la bibliothèque qu’il sous-tend trace les grandes lignes de la bibliothèque du futur. Que ce soit de façon réelle ou virtuelle, celle-ci devra ainsi mettre en place des produits et services davantage axés sur la collaboration et les rendre disponibles au moment et à l’endroit où les usagers en ont véritablement besoin.
Voir en ligne : http://www.infometre.cefrio.qc.ca/l...